
À l’occasion du sommet international « Nutrition for Growth » (4 e édition ), que la France accueille les 27 et 28 mars à Paris, focus sur deux tendances illustrant les conséquences sécuritaires de l’alimentation : la recherche de la "souveraineté alimentaire" et les efforts pour améliorer la nutrition humaine.
« La plupart des conflits sont générés par la quête des ressources, et se nourrir en fait partie. L’insécurité alimentaire provoque des tensions sociales, elle cause des migrations internes et externes. Elle est aussi une conséquence des conflits. »
Avec des représentants de 110 États et de dizaines d’organisations internationales , le sommet abordera la nutrition sous tous les angles : « Les conséquences du changement climatique sur l’alimentaire et la santé, les incidences de la nutrition sur la protection sociale, les inégalités de genre, les améliorations permises par l’innovation, ou encore les océans, les crises… »
Le secrétaire général de Nutrition for Growth Paris 2025, Brieuc Pont, martèle que « le coût de l’inaction dans ce domaine est très important ». Quelques chiffres l’illustrent : « Dans le monde, un décès d’enfant de moins de 5 ans sur deux est dû à la malnutrition, et une femme sur trois souffre d’anémie. 45 millions d’enfants de moins 5 ans sont décharnés, 150 millions sont sous-nourris et subissent des retards de croissance, intellectuels notamment. L’imagerie médicale le montre : le cerveau d’un enfant mal nourri pendant les deux premières années de sa vie se développe moins. »
La malnutrition « concerne surtout les pauvres, où qu’ils soient », ajoute Brieuc Pont. « Les populations les plus défavorisées consomment surtout des aliments ultra-transformés, et peu de légumes. Au Canada ou en Europe du Nord, on constate ainsi un retour du scorbut. » Moins sensibilisées aux risques de la "malbouffe", ces populations sont aussi victimes d’une publicité agressive, avec des résultats désastreux...
LIEU : Auditorium Agence Française de Développement - AFD/Le Mistral
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